Vases
Il fut un temps où ma connaissance du verre était attachée aux productions des grandes verreries françaises, Baccarat, St.-Louis, Daum et surtout Lalique, le verre taillé des productions de bohème, la tradition des rouges à l’or d’Europe centrale qui m’ont certainement fait rêver dans l’enfance.  

Puis dans les années 1980, c’est la découverte du verre tel qu’il est pratiqué par les artisans – artistes verriers. Découverte tardive, à travers quelques galeries parisiennes qui commencent à montrer ce travail. Achat de quelques pièces d’Olivier Juteau, d’un groupe de deux verriers qui signaient Alex (1984).  

A partir de 1987, je découvre dans un coin de Paris un atelier qui propose à des néophytes de se former au soufflage. J’ai alors le bonheur de «toucher» cette matière, magique, dont le travail évoque une danse rituelle autour du feu, mêlant la douceur et la force, le plaisir et le danger.